Démarche

Les objectifs attendus d’un programme de transformation économique territoriale comme les stratégies de spécialisation sont les suivants :

  • Concentrer les priorités d’aide et les politiques d’investissement sur les besoins exprimés et la résolution des problèmes détectés
  • Faire émerger les avantages compétitifs et le potentiel d’excellence de la région
  • Encourager l’innovation technologique, basée sur la pratique, pour stimuler l’investissement du secteur privé
  • S’engager totalement avec la collaboration des parties intéressées et encourager l’innovation et l’expérimentation
  • Se baser sur les faits et établir une supervision et un test des systèmes d’évaluation.

Dans ce contexte le projet COMPETITIV’eko définit le schéma suivant comme feuille de route pour son déploiement, notamment le choix des deux domaines à sélectionner et la création de deux pôles liés aux S3 conjointes aux trois territoires :

Innovation

Le concept de spécialisation intelligente naît de la réflexion stratégique menée entre 2006 et 2009 par un panel d’experts soutenu par la Commission Européenne, dans le but d’aligner l’effort en R et D et sa contribution en termes de croissance économique.

Pour atteindre cet objectif, il a été conclu qu’il est indispensable que les régions européennes identifient clairement les domaines technologiques et de connaissance qui seront potentiellement générateurs d’avantages compétitifs, et qu’elles priorisent leurs politiques et leurs ressources vers ces domaines.

EN PARTICULIER, IL EXISTE DEUX NOTIONS CLEFS ASSOCIÉES AU CONCEPT DE RIS3 (ARANGUREN ET AL., 2016) :

Les régions doivent prioriser les investissements dans la recherche, dans le développement et dans l’innovation dans la région. Ces priorités devraient s’appuyer sur les forces actuelles du territoire, et en même temps identifier et exploiter les futures opportunités émergentes.
L’établissement des priorités doit répondre à un processus de découverte entrepreneuriale qui implique des acteurs régionaux clés, des entreprises, le gouvernement, l’université et la société civile.

Financement

Le rôle des pouvoirs publics doit donc consister à :

Fournir les incitations nécessaires aux entrepreneurs et à d’autres organisations (universités et centres de recherche) afin qu’ils s’impliquent dans la découverte des spécialisations régionales respectives.
Évaluer l’efficacité de ce soutien, qu’il ne soit pas interrompu trop tôt ni ne soit maintenu trop longtemps, et que les soutiens soient adressés à des secteurs économiques avec un poids significatif et des possibilités d’amélioration.
Apporter les investissements complémentaires aux spécialisations émergentes.
Fournir les informations et faciliter la coordination et les connexions, aussi bien entre les différents acteurs du territoire qu’entre ce territoire et les autres.

Quadruple hélice

D’autres défis sont à prendre en compte, dans le cadre de l’UE :

  • Intégrer les enjeux de société et environnementaux européens, à travers l’innovation sociale,
  • Affronter les nouvelles exigences du secteur public et son rôle dans le cadre du développement économique et compétitif,
  • Travailler sur le nouveau pari de la gouvernance globale.

Cela implique de comprendre la RIS3 comme une stratégie territoriale vivante, ouverte et participative, dans laquelle le gouvernement régional priorise des lignes d’investissement en science, en technologie, et en innovation en concertation avec les acteurs entrepreneuriaux, académiques et la société civile.

Pour refléter le concept de la quadruple hélice réclamé par la Commission européenne, le système de gouvernance rassemble dans son comité de pilotage les représentants des 4 composantes :

  • Gouvernementale / publique
  • Académique
  • Industrielle
  • Citoyenne